Pendant près de deux décennies, Herman Rarebell a façonné le son d’une des formations les plus emblématiques de l’histoire du hard rock. Dans cet article, je t’invite à plonger dans le parcours du batteur de Scorpions, de ses modestes débuts à Sarrebruck à la reconnaissance internationale des années 1980-1990. Tu découvriras comment Herman Rarebell est devenu un membre essentiel du line-up. De 1977 à 1995, le batteur allemand s’est imposé comme le pilier rythmique derrière la puissance mélodique des albums qui ont construit la légende du groupe. Voici l’histoire d’un musicien charismatique et créatif dont le jeu précis et efficace a marqué quelques-unes des pages les plus importantes de la carrière des Scorpions.

Photo de Martin Knaack [CC BY-NC-SA 2.0], via Flickr
Herman, un gamin plutôt bruyant
Herman Erbel (c’est son véritable patronyme) est né le 18 novembre 1949 à Lebach-Saarland. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, cette petite ville d’Allemagne de l’Ouest est située dans la zone française d’occupation, à proximité de l’Alsace – Lorraine.
Après le divorce de ses parents en 1957, le garçon reste vivre chez ses grands-parents maternels pendant deux ans. Ils s’installent ensuite à Sarrebruck où sa mère trouve un emploi d’opératrice téléphonique.
La famille Erbel n’est pas particulièrement mélomane. Mais, tandis que la plupart des enfants apprennent à faire du vélo ou s’amusent avec des jeux de construction, Herman lui tape sur tous les ustensiles de cuisine. Et, selon ses proches, “il a le désir incontrôlable de faire les bruits les plus irritants qui soient” !
“Pendant la soirée, j’ai réussi à me glisser quelques minutes derrière le kit de batterie. Même si mes parents ne s’en sont sans doute pas rendu compte, j’ai vécu là un des moments les plus importants de ma vie (…).”
Herman Rarebell – En parlant des Scorpions
À douze ans, il est émerveillé par la batterie du groupe animant la fête d’un mariage. Cette Trixon blanche et pailletée lui laissera un souvenir impérissable.
Quelques longs mois plus tard, il atteint enfin le Saint Graal en achetant son premier kit.
Mais, pour son entourage, la musique ne peut être qu’un passe-temps. Le jeune homme est donc dirigé vers des activités plus respectables comme les études d’économie.
Des premiers groupes amateurs au conservatoire de Sarrebruck
Herman Rarebell intègre ainsi le très sérieux Institut d’Économie.
Mais, chassez le naturel et il revient au galop ! Dès 1965, il crée sa première formation baptisée The Mastermen avec des camarades de promotion.
Cependant, à 17 ans, l’adolescent a d’autres ambitions : devenir batteur professionnel. Il quitte alors sa bande de copains pour fonder RS Rindfleisch renommé ensuite Fuggs Blues en 1968. Mais, la popularité du groupe est limitée. Leurs scènes se résument aux bars locaux et aux bases de l’armée américaine en Allemagne.

Éditions Camion Blanc (2017)
À la même époque, il participe à trois albums de rock expérimental de Missus Beastly sous le pseudonyme d’Herm Erbel. Il joue également du rock psychédélique avec Vineyard.
Les parents d’Herman prennent alors conscience de l’importance de la musique dans sa vie. Ils l’inscrivent à la Musikhochschule de Sarrebruck afin qu’il acquière des fondations solides pour sa future carrière. Il étudie la batterie et le piano dans ce conservatoire. Mais l’enseignement classique ne semble pas fait pour lui !
L’aventure londonienne d’Herman Rarebell : une grande désillusion
Dès 1971, Herman Rarebell décide donc de quitter sa terre natale pour tenter l’aventure à Londres.
Au début des années 1970, la capitale anglaise est un véritable carrefour musical. Mais, les places sont comptées pour les centaines d’artistes en quête d’un job.
“ […] j’ai fait mes bagages et je suis parti pour le Royaume-Uni, avec l’intime conviction que dès mon arrivé, les plus grands groupes du pays allaient se battre pour m’avoir. […] L’ Angleterre n’attend que moi, j’en suis persuadé ! »
Herman Rarebell – En parlant des Scorpions
Le jeune allemand connaît alors une énorme désillusion. Et sa carrière londonienne commence comme chauffeur de taxi !

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Grâce à sa formation musicale académique, Herman parvient néanmoins à décrocher du travail comme batteur de session. Il sait lire les partitions et il apprend vite les morceaux qui lui sont donnés. Deux qualités primordiales pour tenter désespérément de gagner sa place dans le monde des studios d’enregistrement londoniens. Parallèlement, il joue dans différents petits groupes. Mais, l’insatisfaction demeure bien présente, car ces différentes collaborations sont sans avenir.
Une rencontre décisive pour la carrière d’Herman Rarebell
Jusqu’au jour où, au détour d’une soirée dans un bar londonien, le jeune batteur fait la connaissance de Michael Schenker, guitariste dans la formation anglaise UFO. Les deux Allemands se lient rapidement d’amitié et Herman Rarebell ne le sait pas encore, mais cette rencontre va lancer sa carrière.

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Quelques mois plus tard, Michael Schenker conseille effectivement à son camarade d’assister au concert que les Scorpions vont prochainement donner à Londres. C’est un groupe allemand dans lequel joue Rudolf Schenker, frère de Michael. Et les musiciens sont à la recherche d’un nouveau batteur !
“C’est parfois une simple question de chance, être au bon endroit au bon moment. J’étais chanceux ce soir-là en Angleterre, lorsque j’ai croisé la route de Michael Schenker.”
Herman Rarebell – En parlant des Scorpions
Herman Rarebell auditionne finalement devant Klaus Meine (chant), Francis Buchholz (basse), Uli Jon Roth et Rudolf Schenker (guitare) afin de remplacer Rudy Lenners sur le départ.
Et tu connais la suite ! Herman est retenu parmi une soixantaine de prétendants au poste.
Herman Rarebell : le nouveau batteur des Scorpions
Durant l’été 1977, le batteur revient donc en Allemagne pour intégrer Scorpions.
Mais l’euphorie est de courte durée. En effet, il découvre que ses compères n’ont que très peu de contrats et de concerts programmés. Malgré cette déception, il s’attache à acquérir le répertoire du groupe avec des morceaux issus de leurs albums précédents : Lonesome Crow (1972), Fly to the rainbow (1974) et surtout In Trance (1975) et Virgin Killer (1976).

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Avec un effectif complet, les cinq musiciens se lancent dans la conception d’un nouvel opus.
Herman prend part activement à l’écriture des paroles. Mais la formation est encore à la recherche d’une identité forte ce qui engendre quelques frictions et de longues discussions au cours de la création des titres.
“J’ai l’impression qu’ils essaient d’être une combinaison de plusieurs groupes différents et cela se ressent dans leurs compositions. […] Chaque morceau dégage une ambiance unique, mais je trouve que cela nous empêche de nous construire une coloration identifiable.”
Herman Rarebell – En parlant des Scorpions
Taken By Force sort au mois de décembre 1977. Il ne connaît pas un grand succès commercial. Il permet néanmoins aux Scorpions d’attirer l’attention des amateurs de hard rock et de la presse musicale hors des frontières allemandes.
La promotion de ce cinquième disque donne lieu à une première tournée au Japon suivie de l’album live Tokyo Tapes (août 1978).
En route vers le succès : Scorpions et l’album Lovedrive
À leur retour en Allemagne, Uli Roth choisit de tourner la page : il annonce son départ, estimant que la direction musicale, trop commerciale à son goût, ne correspond plus à sa vision artistique.
De nouvelles auditions permettent de remplacer ce guitariste d’exception par un jeune Allemand : Mathias Jabs.
En 1979, Scorpions présente alors son line-up classique qui perdurera jusqu’en 1992.
La même année, l’album Lovedrive amorce l’âge d’or de la carrière du groupe.
L’expérience de Dieter Dierks, leur producteur depuis In Trance, sera particulièrement importante pour guider les cinq musiciens vers la gloire. Il les aide à construire leur propre style autour de la voix si atypique de Klaus Meine. Il modernise leur sonorité et il intègre les power-ballads dans leur répertoire.

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À la même période, les Scorpions quittent RCA Records et ils signent chez EMI et Mercury. Le succès de
Lovedrive leur ouvre alors les portes des États-Unis, où ils entament une première tournée durant l’été 1979, entrecoupée de concerts en Europe et au Japon.
Animal Magnetism et Blackout : la montée en puissance des Scorpions
L’album suivant, Animal Magnetism (mars 1980), permet d’asseoir ce succès international naissant. Scorpions compte désormais parmi les principaux groupes de rock des années 1980. Et, Herman Rarebell collabore étroitement avec le duo de compositeurs Klaus Meine – Rudolf Schenker.
“Animal Magnetism a été pour moi l’album qui a scellé mon acceptation dans le groupe. […] j’étais devenu plus que le simple batteur des Scorpions, j’étais également un contributeur majeur dans la conception des morceaux.”
Herman Rarebell – En parlant des Scorpions
Pour les tournées européennes et japonaises suivantes, les Scorpions jouent désormais en tête d’affiche. Pourtant, au début des années 1980, une ombre persiste au tableau : ils peinent encore à s’imposer aux États-Unis, où ils sont toujours perçus comme une formation de second plan.
Suite à cette tournée, Klaus Meine connaît de graves problèmes de voix alors que le groupe commence la production d’un nouvel opus. Plusieurs opérations des cordes vocales et de longs mois de repos seront nécessaires à son rétablissement. Néanmoins, ce retard n’entame pas la cohésion des musiciens et l’album Blackout sort finalement le 10 avril 1982.

Avec des titres devenus des classiques, les ventes battent des records et le disque se hisse au sommet des classements. Scorpions tient enfin le succès attendu et le groupe explose sur la scène hard rock internationale. Il se lance dans une gigantesque tournée mondiale qui passe désormais par les grandes salles et les stades américains pour des concerts en tête d’affiche.
Herman Rarebell et Scorpions : à la conquête du monde
Fin 1983, commence l’écriture de l’album Love at First Sting. Le groupe et son producteur sont sous tension, car leur objectif affirmé est de dépasser le succès de Blackout. De plus, les sessions d’enregistrement sont interrompues par les problèmes de santé d’Herman Rarebell liés à sa consommation de drogues et d’alcool.
Malgré ce retard, le disque rencontre l’engouement du public à sa sortie en 1984. Les ventes explosent grâce notamment au titre Still Loving You, ballade rock emblématique de plus de six minutes.
La gigantesque tournée suivante ressemble à une conquête du monde. Elle dure pratiquement deux ans et donne naissance à World Wide Live (juin 1985) retranscrivant l’ambiance des concerts d’un line-up au sommet de sa gloire.

Après une année de pause, les Scorpions sortent leur dixième album studio en avril 1988. Savage Amusement est réalisé dans la douleur entre panne d’inspiration et dilemme quant à l’évolution artistique du groupe : revenir vers un heavy metal classique ou poursuivre avec une musique plus commerciale.
Si cet opus est moins flamboyant que les précédents, le succès est néanmoins, une nouvelle fois au rendez-vous. Et, au cours de la tournée suivante, Scorpions devient l’une des premières formations occidentales de hard rock à jouer en URSS.
Herman Rarebell : du sommet à la remise en question
Pour l’album Crazy World (novembre 1990), les Scorpions travaillent avec l’américain Keith Olsen à la place de leur producteur fétiche Dieter Dierks.
Alors que la formation vient de vivre dix années exceptionnelles, une certaine lassitude fait son apparition. Cet album est son dernier grand succès commercial. Il demeure néanmoins l’un des préférés d’Herman Rarebell, car “la rigidité de la structure des morceaux, auparavant marque de fabrique du groupe, a été remplacée par un apport de feeling et d’âme.”
En 1991, lors de la tournée de promotion, le batteur ressent le poids de la routine après quinze années passées au sein des Scorpions. Il découvre aussi, presque malgré lui, que le public réclame avant tout les hymnes classiques, bien plus que les nouvelles compositions.
Ses doutes se renforcent pendant l’écriture de Face The Heat (septembre 1993), car il se sent progressivement mis à l’écart du processus créatif. De plus, la cohésion entre les musiciens s’effrite et l’ambiance a considérablement changé depuis l’éviction de Francis Buchholz pour d’obscures raisons financières.
“À ce moment-là, je n’étais plus rien qu’un second couteau dans un groupe qui s’était réduit à une association entre Rudolf et Klaus.”
Herman Rarebell – En parlant des Scorpions
Herman Rarebell peine également à trouver ses marques avec le nouveau bassiste, Ralph Rieckermann. Et, l’arrivée d’un troisième producteur, Bruce Fairbairn, ne contribue pas à apaiser les tensions.
Le résultat est un album en demi-teinte et des ventes en forte baisse.
Le départ d’Herman Rarebell : la fin d’une ère chez les Scorpions
La tournée mondiale entamée à l’automne 1993 confirme le malaise d’Herman Rarebell, qui s’isole progressivement de ses partenaires.
Après Live Bites, album live réunissant des captations effectuées entre 1988 et 1994, les Scorpions se lancent dans un nouveau projet studio : Pure Instinct.
Une fois encore, Hermann Rarebell est exclu du processus d’écriture. De plus, les premières démos et la direction musicale impulsée par le duo Klaus Meine – Rudolf Schenker, désormais seul maître à bord, ne le convainquent pas.
Il renonce alors à participer à la réalisation de ce disque et il quitte définitivement le groupe en avril 1996.

Photo de Carlos Delgado [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
Il est remplacé par Curt Cress pour l’enregistrement de Pure Instinct avant que James Kottak ne prenne le relais lors de la tournée de 1996. Depuis septembre 2016, Mikkey Dee s’est installé derrière le kit des Scorpions.

Quelle personnalité se cache derrière les rythmes inventifs et les solos monstrueux de John Bonham ? Dans cet article, je t’emmène à la découverte d’un batteur audacieux et novateur à la personnalité à la fois complexe et fragile :
John Bonham | Batteur novateur et maître du groove
Herman Rarebell : la vie après Scorpions
Après cette rupture, Herman Rarebell rebondit rapidement et, dès 1996, il s’attaque à un nouveau défi : devenir producteur. Il cofonde alors la maison de disques Monaco Recordsavec un associé et avec le soutien du Prince Albert. Malgré l’enthousiasme du batteur, le label ferme ses portes après six années d’existence.
En 2003, il collabore avec sa deuxième épouse, Claudia Raab, sur l’album The Rhythm of Art. Le couple propose une ambiance dance atmosphérique, mêlant saxophone, percussions et musique électronique. L’année suivante, ils créent le concept Arts Meets Music réunissant exposition de peintures, danse et musique live avec des artistes de renom.

Source : Herman Rarebell Official Website
Herman Rarebell participe alors à différents projets.
En 2005, il imagine Drum Legends avec Pete York (Spencer Davis Group) et le batteur de jazz suisse Charly Antolini. Au cours du spectacle, le trio joue les titres classiques issus de leur répertoire respectif et ils s’affrontent lors d’une grande battle. On peut entendre cette prestation sur l’album Live in Gran Canaria enregistré la même année. L’expérience est relancée en 2019 pour un concert unique en Angleterre avec Ginger Baker (en remplacement de Charly Antolini).
On le retrouve sur scène avec Scorpions durant le Wacken Open Air Festival en août 2006. Ce concert en tête d’affiche a réuni d’anciens membres (dont Uli Jon Roth) et Herman Rarebell a pu reprendre les baguettes aux côtés de James Kottak.
Herman Rarebell : retrouvailles avec Michael Schenker et projets solos
Il rejoint ensuite Michael Schenker pour l’enregistrement de Temple Of Rock sorti en 2011. Au sein du groupe désormais dénommé Michael Schenker’s Temple Of Rock, il effectue une tournée en Europe et au Japon puis participe aux albums Bridge the Gap (2013) et Spirit on a Mission (2015). Cette aventure prend fin en 2016, mais elle a donné l’occasion au batteur de rejouer avec un autre ex-Scorpions, Francis Buchholz.
Il forme alors Rock Wolves avec Michael Voss, chanteur et guitariste rencontré dans Temple of Rock et le bassiste Stefan « Gudze » Hinz. Le trio édite un unique disque éponyme en 2017.

Photo de © Markus Felix (talk to me) [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
Profitant de la notoriété acquise avec Scorpions, Hermann Rarebell a entamé une carrière solo au début des années 1980 tout en restant membre à part entière du groupe allemand.
Il sort ses premières compositions avec Nip In The Bud en 1982 (il réenregistrera ce disque en 1985 sous le nom de Herman ze German & Friends). Suivra I’m Back en 2007, republié en 2010 sous l’intitulé Take It As It Comes.
Puis, il propose différents albums – dont Herman’s Scorpions Songs en 2014 – revisitant des titres de Scorpions en compagnie de nombreux invités.
Son dernier opus What About Love ? a vu le jour en avril 2025. Il nous transporte dans les années 1980 en reprenant des classiques pop-rock de cette époque ayant pour thème commun l’amour.
Herman Rarebell : le batteur au cœur des hits de Scorpions
Herman Rarebell a donc fait partie de la formation « classique » des Scorpions qui a remporté un immense succès international au cours des années 1980-1990.
Dès son intégration, il s’est révélé bien plus qu’un simple exécutant derrière la batterie. Grâce à son sens de la chanson et de la mélodie, il a en effet pris part à l’écriture de nombreux morceaux sur les huit albums studio auxquels il a collaboré. On peut citer des hits emblématiques tels que Another Piece of Meat, Passion Rules the Game, Rock You Like a Hurricane, Blackout, Dynamite, Bad Boys Running Wild, etc.
Ce rôle de compositeur/parolier et sa forte personnalité font de lui un membre incontournable dans l’histoire des Scorpions.
Pour lui, la batterie et le duo qu’elle constitue avec la basse sont primordiaux pour définir l’identité sonore d’un groupe et pour équilibrer toute la formation.
Cette conception lui vient très certainement de ses premières influences : Ringo Starr (The Beattles), mais également par Charlie Watts (The Rolling Stones), Pete York (Spencer Davies Group) ou encore Keith Moon (The Who).
“J’admets avoir été fasciné par le jeu de Ringo Starr, pas seulement parce que les filles se mettaient à hurler dès qu’il commençait à jouer, mais aussi parce qu’il pratiquait un style rythmique à la fois simple, stable et solide, en parfaite harmonie avec les parties musicales des autres membres du groupe.”
Herman Rarebell – En parlant des Scorpions
Le style d’Herman Rarebell : entre groove, précision et énergie
À ce titre, le style d’Herman Rarebell est immédiatement reconnaissable : direct, robuste tout en restant musical. Il sert la chanson avant de songer à briller.
Il privilégie donc la régularité, l’assise et le placement millimétré avec des back beats francs et un jeu de grosse caisse constant. Parallèlement, ses variations rythmiques subtiles génèrent un swing rock particulier.
“Avoir conscience d’un rythme, disposer d’un métronome interne, mental, ou même un mode de pensée métronomique est sans aucun doute l’apport le plus essentiel qu’un batteur puisse mettre à disposition de son groupe.”
Herman Rarebell – En parlant des Scorpions
Rarebell est un véritable batteur de rock comptant avant tout sur la puissance et l’énergie de grooves simples. Et ses breaks courts, mais judicieusement placés soulignent les riffs accrocheurs et dynamisent les transitions avec précision.
Le son de ses kits Ludwig est sec et percutant avec une caisse claire brillante et une grosse caisse plutôt tranchante. Il est visiblement pensé pour pousser les guitares et porter la voix du chanteur.
Herman Rarebell : un artisan du rock
L’histoire d’Herman Rarebell est celle d’un gamin né dans l’Allemagne de l’Ouest d’après guerre qui finit par parcourir le monde avec l’un des groupes de hard rock les plus emblématique de la fin du 20e siècle !
Dès 1976, Herman Rarebell a apporté sa pierre à ce formidable édifice. Pendant près de deux décennies, son jeu solide et structurant a forgé une identité rythmique cohérente, tandis que sa musicalité et ses talents de compositeur et parolier ont largement façonné le son de l’âge d’or de Scorpions.

Photo de MrPanyGoff [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
Véritable artisan du rock, son énergie, son groove et sa vision artistique ont fait de lui un membre essentiel du line-up classique. Personnage haut en couleur, il a traversé ces années intenses avec passion, parfois au prix de quelques excès.
Et si sa carrière solo n’a pas retrouvé l’originalité ou l’impact de ses années Scorpions, elle témoigne néanmoins de son inaltérable créativité.
Connaissais-tu le batteur qui se cache derrière de nombreux succès de Scorpions ? Dis moi ce que tu retiens de sa carrière dans les commentaires !
Discographie d’Herman Rarebell
Avec Scorpions
- 1977 : Taken By Force (Rarebell est crédité pour l’écriture du titre He’s A Woman – She’s A Man)
- 1978 : Tokyo Tapes (Live)
- 1979 : Lovedrive (Rarebell est crédité pour l’écriture des titres Loving You Sunday Morning, Another Piece of Meat et Is There Anybody There?)
- 1980 : Animal Magnetism (Rarebell signe le titre Falling In Love et les paroles des titres Make It Real, Don’t Make No Promises (Your Body Can’t Keep), Hold Me Tight, Only a Man et Animal Magnetism)
- 1980 : Hey You / single (paroles)
- 1982 : Blackout (Rarebell signe les paroles des titres Blackout, You Give Me All I Need, Now !, Dynamite et Arizona)
- 1984 : Love At First Sting (Rarebell signe les paroles des titres Bad Boys Running Wild et Rock You Like An Hurricane)
- 1985 : World Wide Live (Live)
- 1988 : Savage Amusement (Rarebell est crédité pour l’écriture des titres Don’t Stop at the Top, Passion Rules the Game et Love on the Run)
- 1990 : Crazy World (Rarebell signe les paroles des titres Tease Me Please Me, Don’t Believe Her, Restless Nights, Lust or Love, Kicks After Six, Hit Between the Eyes, Money and Fame et Crazy World)
- 1993 : Face the Heat
- 1995 : Live Bites (Live)

Label : EMI
Sortie : février 1979
En solo et collaborations
- 1981 : Herman Rarebell | I’ll Say Goodbye / single
- 1981 : Herman Rarebell | Triangle / single
- 1981 : Herman Rarebell | Junk Funk / single
- 1981 : Herman Rarebell | Rock You All / single
- 1982 : Herman Rarebell | Nip In The Bud
- 1985 : Herman Ze German and Friends | Herman Ze German and Friends
- 1985 : Herman Rarebell | Wipe Out/Pancake / single
- 1998 : Herman Ze German & Friends | Stings Like a Scorpions
- 2002 : Herman Rarebell | Art Meets Music
- 2007 : Herman Rarebell | I’m Back
- 2007 : Herman Rarebell & Band | Your Love Is Hurting / single
- 2007 : Herman Rarebell | My Life As A Scorpion
- 2008 : Herman Rarebell | Herman’s Collection (compilation)
- 2010 :Herman Ze German & Friends | Take As It Comes
- 2013 : Herman Rarebell & Friends | Acoustic Fever
- 2014 : Herman Rarebell & Friends | Herman’s Scorpions Songs
- 2022 : Herman Rarebell & The Hurricane Orchestra | Scorpion’s Songs Symphonic
- XXXX : Herman Rarebell & Friends | Rock Ballads
- 2025 : Herman Rarebell & Friends | What About Love ?

Label : Solid Rockhouse Records
Sortie : novembre 2014
Autres Collaborations
- 1970 : RS Rindfleisch | Smash / single (batterie)
- 1972 : Missus Beastly | Volksmusik (percussions sous le nom d’Herm Erbel)
- 1972 : Missus Beastly | Fuck You Free / single ( composition sous le nom d’Herm Erbel)
- 1973 : Missus Beastly | Spinatwachtel (percussions sous le nom d’Herm Erbel)
- 1973 : Missus Beastly | Super Rock Made in Germany / Im Garten des Schweigens (batterie sous le nom d’Herm Erbel et composition des titres Green Fire et Remember)
- 1979 : Neuschwanstein | Battlement (batterie sur le titre Loafer Jack)
- 1995 : Dee Cooper | Dee Cooper (batterie et production)
- 1997 : Dose | Dose (producteur / Monaco Records)
- 1998 : Gregory Darling | Gregory Darling (batterie et production / Monaco Records)
- 1998 : Neapolis | Umbajo « Endless Wish » (producteur / Monaco Records)
- 2003 : Herman Rarebell et Claudia Raab | The Rhythm of Art
- 2005 : Herman Rarebell, Pete York et Charly Antolini | Drum Legends (Live 2005)
- 2011 : Michael Schenker | Temple Of Rock
- 2012 : Michael Schenker | Temple Of Rock – Live in Europe
- 2013 : Wolfpakk | Cry Wolf (batterie sur le titre Kid Raw)
- 2013 : Michael Schenker’s Temple Of Rock | Bridge The Gap
- 2015 : Michael Schenker’s Temple Of Rock | Spirit On A Mission
- 2016 : Michael Schenker’s Temple Of Rock | Drammen 2016 (Live)
- 2016 : Zhenx | Zhenx (batterie sur le titre Distant Memories)
- 2017 : Rock Wolves (Herman Rarebell / Michael Voss / Stefan Gudze | Rock Wolves

Label : In-akustik
Sortie : septembre 2011
Sources pour cet article :
- En Parlant des Scorpions de Herman Rarebell avec Michael Krikorian – Editions Camion Blanc – 2017
- Site officiel d’Herman Rarebell
- Site officiel de Scorpions
- Wikipedia : Herman Rarebell
- Discographie d’Herman Rarebell sur Discogs






