Lexique du batteur

Toute discipline possède son propre jargon et nécessite un lexique. La batterie n’échappe pas à cette règle.

Le vocabulaire des batteurs comprend de nombreux termes qui définissent aussi bien le matériel que les techniques de jeu ou encore les sonorités. Et, pour compliquer le tout, ce jargon provient très souvent de termes anglais.

Je commence à maîtriser les principaux termes techniques de la batterie mais, ce langage comporte encore de nombreuses zones d’ombre pour moi. Si vous êtes dans le même cas, cette page est faite pour vous !

Dans ce lexique, je vais essayer de traduire et d’expliquer le plus simplement possible ces termes obscurs et je pense enrichir cette rubrique au fur et à mesure de mes découvertes … et de vos commentaires.

Mise à jour : 08/03/2019.

lexique

Crédit photo : FR[ed]C

Le lexique du batteur

A comme …

Afterbeat : voir « Backbeat »

Ankle motion :

Cette technique de grosse caisse utilise le réflexe de la cheville, c’est-à-dire le mouvement très rapide et de faible amplitude qui agite nos genoux lorsqu’on est assis sur une chaise et que l’on prend appui sur la pointe des pieds. Une fois dompté et synchronisé, ce tremblement nerveux permet d’atteindre de grandes vitesses à la double pédale mais il sollicite énormément le tendon d’Achille.

Appogiature :

Une appogiature est une note d’ornement placée avant la note principale et liée avec celle-ci. Elle permet également d’insister sur la note principale et de la mettre en avant grâce à un très bref décalage.
A la batterie, le fla est le principal exemple d’appogiature.

B comme …

Backbeat :

Le backbeat (contre-temps) est le fait d’accentuer les temps faibles tout au long d’un morceau en 4/4 (rythme binaire à 4 temps). Les accents sont généralement joués sur la caisse claire sur les 2ème et 4ème temps de chaque mesure. Le backbeat est particulièrement utilisé dans la batterie rock, pop, voire jazz. Vous trouverez également le terme « Afterbeat »

Back sticking :

Le back sticking est une technique de caisse claire qui consiste à frapper la peau avec l’extrémité du manche de la baguette (au lieu de l’olive). Le batteur fait pivoter brusquement son poignet à 90° pour porter le coup.

Baguette :

Les baguettes sont les accessoires utilisées pour frapper les fûts, les cymbales et tous les autres instruments à percussion.
Elles sont le plus souvent en bois (hickory, érable, chêne …) mais peuvent également être constituées de carbone, de matière plastique, d’aluminium …
Leur finition peut rester naturelle mais on rencontre aussi différents types de revêtements (vernis, laque, revêtement antidérapant, etc …).

Une baguette est composée de 3 parties :

  • l’olive est l’extrémité de la baguette qui entre en contact avec les peaux et les cymbales. Sa matière et sa forme influencent le son obtenu et le rebond de la baguette. Elle est généralement en bois (usinée dans la masse de la baguette) mais on trouve aussi des olives en nylon et plus rarement en métal. Les fabricants proposent de nombreuses formes d’olives, mais les principales sont rondes (de diamètre plus ou moins important), ovales, en formes de tonneau, de flèche ou encore de goutte d’eau.
  • Le col est la partie intermédiaire arrondie située entre l’olive et le corps de la baguette. Sa courbure et son épaisseur varient d’un modèle à l’autre ce qui influence l’équilibre général de la baguette.
  • Le corps est la partie droite de la baguette que l’on tient dans la main. Chaque modèle possède ses propres caractéristiques de longueur et de diamètre ce qui joue un rôle dans l’équilibre, le poids et l’ergonomie de la baguette.

Il existe donc de nombreux modèles de baguettes qui diffèrent par la forme de l’olive, la longueur, le diamètre, la matière et le poids de la baguette. Par ailleurs, les baguettes sont classées par catégories correspondant à leurs dimensions (longueur et diamètre) : 5A, 7A …

L’appairage, l’équilibrage et la droiture sont essentielles dans le choix d’une paire de baguettes. L’équilibre de la baguette, en particulier, influence directement le jeu et l’attaque du batteur.

En anglais :
Baguette : « Stick », « Drum stick ».
Olive : « Tip »
Col : « Neck »
Corps : « Body »

Baguettes-faisceaux : voir « Rods »

Balais-bois : voir « Rods »

Break :

Un break (rupture ou coupure en français) est un intermède qui interrompt le flux du morceau. Le batteur joue alors une phrase musicale composée d’un enchaînement de frappes sur différents éléments de la batterie et qui conduit à une coupure à un moment clef dans le morceau (arrêt simultané de tous les instruments et silence).
Attention : ne pas confondre un fill et un break !

C comme …

Cercle :

Le cercle fait partie de l’accastillage des différents fûts. Il est disposé sur et sous le fût et il sert à maintenir la peau en contact avec le chanfrein. Il participe ainsi à la définition de la sonorité et de l’attaque du fût qu’il équipe. Dans le même temps, il permet de l’accorder. Ainsi, sa circonférence est percée de trous à intervalle régulier pour permettre le passage des tirants qui assurent sa fixation.

Le cercle est défini par son matériau, son épaisseur (et donc son poids) et sa forme.
Il peut être en métal (acier, laiton …) ou en bois (souvent en érable).

Le bois employé peut être plus ou moins dense selon la sonorité souhaitée et le cercle en bois peut être complètement plat ou arrondi.

Les cercles métalliques peuvent être moulés (pièce massive obtenue par coulage du métal dans un moule) ou emboutis (fabriqué à partir d’une feuille de métal qui est façonnée sous une presse).

Les cercles métalliques emboutis sont également définis par le nombre de courbure qu’ils présentent.
On trouve ainsi des cercles simples ou droits (maintenus sur le fût par des crochets), des cercles à double ou triple courbure (les plus courants actuellement). Quant aux cercles « S-hoop », ils recouvrent légèrement le bord de la peau.

Mais chaque marque propose des versions adaptées de ses modèles de base.

En anglais :
Cercle : « Hoop »
Cercle moulé : « Die cast hoop »
Cercle en bois : « Wood hoop ».
Cercle droit : « Single flanged hoop »
Cercle à double / triple courbure : « Double / Triple flanged hoop ».

 

Chanfrein :

Le chanfrein est le bord ou l’arête de chaque côté du fût. Il peut être complètement plat ou plus ou moins aiguisé et constitue la surface sur laquelle la peau entre en contact avec le fût.

Sur les fûts en bois, on trouve des chanfreins avec des angles intérieurs à 30, 45 ou 60° combinés à une courbure plus ou moins prononcée dans l’épaisseur des plis extérieurs. Mais, on peut également rencontrer des chanfreins avec un angle identique ou différent côté intérieur et extérieur du fût ou encore des chanfreins complètement arrondis. De même, le chanfrein peut être différent côté frappe et côté résonance.
Sur les fûts en métal, les chanfreins sont obtenus par pliage, par roulage ou usinage.

La conception du chanfrein détermine donc la signature sonore de chaque modèle de fût. Et, son bon état est également primordial pour l’accordage et la sonorité du fût.

A noter que sur les fûts très fins (épaisseur inférieure à 3 mm), le chanfrein est doublé par un renfort destiné à lui donner l’épaisseur nécessaire à un contact correct avec la peau.

En anglais : « Bearing edge ».

Cheminée : voir « Coquille » et « Tirant »

La cheminée est la pièce filetée insérée dans la coquille et qui reçoit les tirants.
Plus le filetage de la cheminée est fin et plus l’accordage du fût est précis.

Clutch :

Sur un pied de hi-hat, le clutch est le dispositif qui maintient la cymbale supérieure (top). Ce dernier peut être débrayable. Il permet alors de poser la cymbale supérieure sur la cymbale inférieure de manière temporaire (dispositif souvent utilisé conjointement avec une double pédale de grosse caisse).

Coquille :

La coquille est une pièce métallique (ou quelques fois en bois ou en matière plastique) fixée sur le côté des fûts et qui reçoit les tirants. Ces derniers sont vissés dans la partie filetée de la coquille : la cheminée. Elles sont quelquefois isolées des fûts par des éléments en caoutchouc.
Leur design est souvent propre à chaque marque ou fabricant.
« Lugs » en anglais.

Cross stick ( ou rim tap) :

Quand on joue en cross stick, la baguette est tenue à l’envers et elle est posée à plat sur la peau de la caisse claire. L’extrémité du côté de l’olive reste en contact avec la peau et on frappe alors le cercle avec l’autre extrémité de la baguette . On obtient alors un son plutôt sec et étouffé qui ressemble à un clic de métronome. Plus la main qui tient la baguette est appliquée sur la peau de la caisse claire et plus les harmoniques sont étouffées. Cette technique « croisée » est aussi appelée rim tap.
Attention : ne pas confondre le cross stick et le rim shot !

D comme …

Déclencheur :

Le déclencheur est un élément de l’accastillage de la caisse claire. C’est un mécanisme qui permet d’actionner le timbre, c’est-à-dire de le tendre pour qu’il vibre contre la peau de résonance (ou au contraire de le détendre pour jouer sans timbre).
Les déclencheurs actuels sont situés sur un seul côté de la caisse claire. Ils sont composés d’un levier qui bascule et relâche alors la tension exercée sur le timbre. Une vis de serrage permet également  d’ajuster plus précisément la tension du timbre.
On trouve également des déclencheurs à action parallèle qui engagent le timbre de chaque côté de la caisse claire en même temps au moyen d’un système de liens passant au travers du fût. Ce dispositif permet également de régler de manière indépendante la tension du timbre et son application contre la peau de résonance.

En anglais : « Throw off system ».

Snare drum strainer

Le déclencheur – Photo par ZooFari [Public domain], via Wikimedia Commons

Double stoke ou double coup :

Cette technique de grosse caisse est employée pour jouer rapidement 2 coups de grosse caisse consécutifs. Elle se rapproche de la technique  « heel toe » car elle consiste en une alternance de coups joués tantôt avec la pointe du pied, tantôt avec le milieu (ou le plat) du pied (au lieu du talon pour le heel toe).

Dowels : voir « Rods »

F comme …

Fagots : voir « Rods »

Fills :

Les fills (remplissages en français) sont des phrases musicales composées d’un enchaînement de frappes sur différents éléments de la batterie.
Ils marquent des ruptures dans le rythme principal afin de créer des transitions au cours d’un morceau. Ils peuvent être incorporés au jeu de manière discrète ou au contraire de façon ostentatoire (le batteur passe alors au premier plan) mais il importe surtout qu’ils correspondent bien avec la musique des autres instruments du groupe.
Contrairement au lick, le fill casse le groove principal. Ainsi, pour jouer un fill, le batteur cesse de marquer les temps et il reprend le rythme quand le fill est terminé.
Les fills sont souvent une signature des grands batteurs. Ils font appel à la créativité et ils permettent au batteur de moduler l’intensité et la dynamique d’un morceau.
Attention : ne pas confondre un fill et un break !

Fla :

Le fla est une appogiature, c’est-à-dire une note d’ornement placée avant la note principale et liée avec celle-ci.
Dans la pratique, le fla consiste à jouer 2 coups de manière quasi simultanée. Le premier coup (la note d’ornement) est joué faiblement juste avant le coup principal qui est fort. Ainsi, la baguette qui joue le coup faible est positionnée très près de la peau tandis que celle qui joue le coup fort est éloignée.
Sur une partition, le fla est noté au moyen d’une petite note d’ornement reliée à une note de taille normale.

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La notation du fla

Ce coup double permet d’enrichir les rythmes et de donner du relief aux fills. Il constitue le rudiment n°20 de la Percussive Art Society (P.A.S.) et fait parti des 13 rudiments essentiels figurant sur la liste originelle de la National Association of Rudimental Drummers (N.A.R.D.) éditée dans les années 1930.
Certains batteurs ne considèrent pas le fla comme un véritable doigté mais davantage comme un effet sonore.

En anglais : « Flam ».

Flatfoot ou Pied à plat :

Cette technique de grosse caisse est utilisée en particulier pour le jeu à la double pédale. Elle utilise principalement des muscles des hanches pour générer des pressions sur les semelles (comme un enfant capricieux qui tape des pieds par terre). C’est la partie antérieure de la plante du pied qui appui sur le milieu de la pédale mais, contrairement à la technique « heel up », le pied reste à plat.

G comme …

Ghost note :

Les ghost notes (notes fantômes en français) sont des notes jouées très faiblement (pianissimo) par rapport aux coups forts. Elles sont le plus souvent (mais pas exclusivement) jouées à la caisse claire.
Ce sont des frappes très faibles qui sont à peine audibles. Elles sont plus ressenties qu’entendues et pourtant elles peuvent avoir un rôle essentiel en ajoutant de la texture aux rythmes. Elles contribuent alors largement à la sensibilité générale du jeu de batterie et, elles « habillent » une rythmique en installant d’avantage de groove ou de swing. A la pulsation principale, elles ajoutent une sonorité douce et fluide.
C’est une technique très utilisée dans la musique funk et R&B, mais qui peut également beaucoup apporter au jeu des batteurs de rock ou de blues.
Pour bien jouer des ghost notes, il faut lever la baguette au-dessus de la peau et taper légèrement, le plus doucement possible.

Glissement (technique) : voir « Slide technique ».

H comme …

Heel down (technique )ou talon posé :

Cette technique de grosse caisse consiste à garder le talon posé sur la pédale. C’est essentiellement la cheville qui porte la frappe dans ce cas. Cette méthode permet d’avoir une excellente stabilité et d’optimiser le contrôle de la frappe et la gestion des nuances. En contrepartie, elle permet difficilement d’accéder à des vitesses élevées et elle met énormément à contribution les muscles jambiers au niveau du tibia.

Heel Toe (technique) :

La technique heel-toe (souvent traduite par talon-pointe en français) est employée pour jouer rapidement 2 coups de grosse caisse consécutifs. Elle consiste en une alternance de coups joués tantôt avec la pointe du pied, tantôt avec le talon (ou le plat) du pied. De nombreuses vidéos expliquent cette technique sur internet.

Heel up (technique) ou Talon levé ou Pied en pointe :

Cette technique de grosse caisse est sans doute la plus utilisée en particulier par les batteurs de rock. Elle consiste à décoller le talon de la pédale. C’est alors la partie antérieure de la plante du pied qui appui sur la pédale. Cette méthode est assez instinctive quand on veut gagner en puissance et en vitesse par rapport à la position « talon posé ». En revanche, avec le pied en pointe, le contrôle et la précision sont moindres qu’avec le pied totalement posé.

I comme …

Inch : voir « Pouce »

L comme …

Lick :

Le lick (un plan en français) est une petite phrase musicale toute faite composée de quelques frappes enchaînées sur différents éléments de la batterie. C’est un enrichissement que l’on peut répéter ou orchestrer comme on le désire. Il est alors ajouté au rythme principal sans interrompre le groove (contrairement au fill qui casse le groove principal). Chez certains batteurs de renom, les licks constituent une véritable signature.

Linéaire :

Dans un rythme linéaire, on ne joue jamais avec plus d’un membre à la fois.

M comme …

Moulin (Paradiddle) :

Le moulin (ou paradiddle pour les américains) est un motif incontournable de la batterie. Il fait d’ailleurs partie des 26 rudiments originels listés par The National Association of Rudimental Drummers (N.A.R.D.) en 1936.
C’est un enchaînement de 8 frappes qui combine les coups simples et les roulements (coups doubles) de la manière suivante : DGDD GDGG.
Le moulin peut être utilisé pour jouer des rythmes ou des breaks. Appliqué à l’ensemble de la batterie, il ouvre de multiples possibilités car il permet d’alterner la main qui joue le coup fort ou d’inverser le doigté.
Il existe plusieurs versions du moulin. La première est certainement la plus utilisée (DGDD GDGG). Mais vous trouverez également la deuxième version (DGGD GDDG), la troisième (DDGD GGDG) ou encore la quatrième (DGDG GDGD).
Et, le moulin connaît également plusieurs déclinaisons telles que le double paradiddle, le triple paradiddle, le paradiddle-didle, le flam paradiddle, le flam paradiddle-diddle, le single dragadiddle ….

D = main droite – G = main gauche

O comme …

Overlapping :

L’overlapping (superposition ou surimpression en français) consiste à superposer 2 rythmes ayant une signature rythmique différente. Par exemple : jouer un rythme en 4/4 sur le hi-hat pendant que vous jouez un rythme en 7/8 sur la grosse caisse et la caisse claire.

P comme …

Paradiddle : voir « Moulin ».

Pied en pointe : voir « Heel up ».

Piggy backing :

Le piggy backing consiste à associer deux cymbales et à les regrouper sur un même support.
La cymbale supérieure (qui est généralement une splash) est inversée et sa cloche est tournée vers celle de la cymbale inférieure. En général, un tampon en feutre est disposé entre les deux cymbales pour éviter tout contact direct. La cymbale inférieure est le plus souvent une crash. Mais il peut également s’agir d’une ride, d’une splash de diamètre supérieur voire même d’une china.
Contrairement au stack (voir ce terme), ce montage ne modifie pas vraiment la sonorité de chacune des cymbales utilisées. En revanche, un assemblage sans feutre intermédiaire permettra de combiner les sonorités des deux cymbales pour obtenir un rendu sonore plus complexe.

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Dave Weckl’s drum kit detail – Photo de Andrewa [CC BY-SA 3.0] via Wikimedia Commons

Pouce :

Le pouce (inch) est l’unité de mesure anglo-saxonne utilisée dans le domaine de la batterie pour exprimer la dimension d’un fût, le diamètre d’une cymbale, etc …

1 pouce / inch = 2,54 cm
1 cm ≈ 0,3937 pouce / inch

Abréviation : in ou “

R comme …

Renfort (de chanfrein) : voir « Chanfrein »

Rim click :

Le rim click est une technique qui consiste à frapper uniquement le cercle du fût.

Rimshot :

Le rimshot est une technique de batterie qui consiste à frapper le cercle de la caisse claire en même temps que la peau avec un coup de baguette tenue à plat.
C’est un terme anglais venant de « rim » (le cercle c’est à dire le cerclage en métal qui maintient la peau) et de « shot » (tirer un coup de feu).
Ainsi, cette technique permet de créer des harmoniques et d’obtenir un son plus aigu et plus incisif. C’est un coup souvent puissant et fort mais le rimshot peut se jouer à n’importe quel volume.
De même, en frappant la peau plus ou moins près du cercle, cela permet d’obtenir différentes nuances. Ainsi, en frappant au centre de la peau, le son est profond et présent (utilisé par les batteurs rock). Au contraire, en se rapprochant du cercle, le son devient plus fin et plus aigu tout en étant moins présent.

Rods :

Les rods sticks sont des baguettes composées de plusieurs brins liés entre eux en fagots réguliers et resserrés par des bagues. Les brins (généralement 16 à 19) sont le plus souvent en bois (bouleau, érable, charme, bambou …) mais ils peuvent également être faits de matière plastique (nylon) ou de carbone.
Le son produit par les rods est léger et plutôt feutré mais le batteur conserve tout de même la sensation de percussion.
Suivant la position des bagues, le faisceau est plus ou moins serrés ce qui donne des sonorités différentes (allant du son d’une baguette traditionnelle à celui d’un balai). Le matériau, le diamètre et le nombre de brins influencent également le rendu sonore.
Le rebond reste inférieur à celui d’une baguette et les rods sticks permettent également de baisser significativement le volume sonore des frappes.
Vous trouverez également les termes suivants : fagots / balais-bois / rotins / dowels / baguettes-faisceaux / thai sticks.

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Rods sticks

Rotins : voir « Rods »

S comme …

Slide technique (technique de glissement) :

Cette technique de grosse caisse permet de réaliser des coups doubles. La première frappe est faite avec la pointe du pied vers le milieu de la pédale, puis le pied remonte vers le haut de la pédale pour donner une deuxième frappe. Cette technique ne permet pas de réaliser des frappes multiples (plus de 2 coups).

Splash (cymbale) :

Une splash est une cymbale d’effet très fine et de petite taille (entre 6 et 12 pouces). On l’emploie pour créer des accents explosifs mais beaucoup plus brefs et subtils qu’avec une crash.
Son apparition date des années 1930 et elle serait due à une collaboration entre Avedis ZILDJIAN et Gene KRUPPA qui recherchait une cymbale crash avec un volume sonore adaptée pour jouer dans les cabarets.

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Stack / Stacker :

Un stacker est une cymbale d’effet. En fait, c’est une combinaison de deux cymbales (ou plus) qui sont empilées directement les unes sur les autres afin d’obtenir un effet sonore particulier.
Cette sonorité dépend alors de type de cymbales combinées, mais aussi de leur taille et de leur épaisseur respective. Le serrage des cymbales entre elles influence également le résultat.
Les stackers les plus courants sont composés d’une splash déposée sur une crash, sur une cymbale chinoise voire sur une autre splash. Mais tous les assemblages sont possibles afin de créer votre propre son.
Les stacks sont particulièrement utilisés par les batteurs de rock progressif (Mike PORTNOY notamment) mais on les retrouve dans de nombreux autres registres (Dave WECKL, Ash SOAN …)

Certains fabricants ont développé des stacks composées de cymbales spécialement appairées pour cet usage et proposant des sonorités étudiées et bien définies.

Le terme stack / stacker vient du verbe anglais « to stack » : entasser, empiler.

Il ne faut pas confondre stack / stacker et piggy backing (voir ce terme)

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Photo : FR[ed]C

A noter que dans les catalogues de hardware, le stack désigne également une extension équipée d’un tilter qui permet d’installer deux cymbales l’une au-dessus de l’autre sur un même pied.

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GIBRALTAR – Mini cymbal stacker – Source : Gibraltar

Sustain :

Le sustain est une caractéristique propre à chaque instrument de musique. Il désigne la capacité de cet instrument à maintenir un son (ou une note) à un volume constant  pendant un certain temps après avoir été joué. Pour de nombreux instruments, on parlera d’une longueur de note.

Pour la batterie, il s’agit surtout de maintenir une résonance après une frappe. On parle alors davantage de la tenue du son.
Pour les fûts de la batterie, de nombreux paramètres influencent le sustain : le matériau et la composition du fût, son épaisseur, sa profondeur, le type de peau utilisée et leur tension.
Pour les cymbales, le sustain dépendra essentiellement de l’alliage utilisé, de l’épaisseur et du diamètre de la cymbale. Ainsi, les cymbales épaisses ont généralement un sustain plus long que les modèles minces. Tout comme le son des grandes cymbales dure plus longtemps que celui des modèles de petits diamètres.
Pour les fûts comme pour les cymbales, l’attaque des baguettes peut également influencer le sustain.

Le terme « sustain » vient du verbe anglais signifiant maintenir / soutenir / entretenir.

Swivel :

Cette technique de grosse caisse utilise le pivot de la pointe du pied vers la gauche et la droite. Dès qu’une frappe est réalisée, le pied pivote sur la semelle vers la gauche (ou la droite) et effectue une seconde frappe.

T comme …

Talon levé (technique) : voir « Heel up ».

Talon posé (technique) : voir « Heel down ».

Thai sticks : voir « Rods »

Tilter :

Sur un pied de cymbale ou sur une perche, le tilter est le dispositif mécanique situé à l’extrémité en partie haute. Il reçoit la cymbale, la maintient en place tout en permettant de régler son inclinaison (en anglais, le terme « tilter » signifie « pencher, incliner ».)
Le tilter est différent suivant qu’il supporte les cymbales charleston ou les autres types de cymbales (crash, ride, splash, etc…). Et, sur un pied de hi-hat, le tilter se trouve au niveau de la coupelle qui reçoit la cymbale inférieure (bottom). Il sert alors à régler son inclinaison. A ne pas confondre avec le dispositif qui maintient la cymbale supérieure (top) et qui s’appelle le clutch.

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Timbre :

Le timbre est l’élément qui différencie la caisse claire des autres fûts. Il est constitué d’une série de fils métalliques torsadés et soudés à chaque extrémité sur une plaque en métal également. Il comprend de 12 à 45 brins (le plus souvent 20) en acier, en laiton, en bronze …
Lorsque le timbre est actionné, les brins plus ou moins tendus vibrent contre la peau de résonance de la caisse claire dont ils changent alors la sonorité.
Le dispositif de fixation du timbre passe dans deux petites encoches (les passants) légèrement inclinées pratiquées dans le cercle inférieur de la caisse claire (le lit de timbre ou  « snare bed »). Ce détail permet au timbre de reposer parfaitement contre la peau de résonance.
Les bandelettes ou cordons qui servent à fixer le timbre sont reliés d’une part au déclencheur et d’autre part à un pontet (la contre-partie).
Le déclencheur permet de jouer la caisse claire avec ou sans timbre et il sert également à ajuster la tension du timbre selon la tonalité souhaitée.

En anglais : « Snare ».

Snareteppich 05

Le timbre – Photo par Sukuru [CC0], via Wikimedia Commons

Tirant :

Le tirant est une vis plus ou moins longue qui permet de tendre la peau sur les fûts pour l’accorder. Le filetage se visse dans la cheminée de la coquille et permet au cercle d’exercer la pression nécessaire pour tendre correctement la peau.
Le tirant est muni d’une rondelle (en métal ou en plastique) qui limite les frottements sur le cercle et assure le maintien du serrage.
Plus le tirant est vissé, plus le cercle exerce une pression et plus la peau est tendue.
« Tension rod » en anglais.


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